🎸 Le problème : trop de choix, pas assez de pratique
Accumuler du matériel crée une illusion de progression. Vous connaissez probablement ce scénario : vous passez plus de temps à changer de guitare, tester des sons, regarder des vidéos de matériel sur YouTube… qu'à réellement travailler vos bases techniques.
Ce n'est pas un hasard. Le cerveau humain préfère la nouveauté et l'excitation d'un nouvel achat à l'effort répétitif de la pratique délibérée. Résultat ? Vous avez cinq guitares dans votre salon, mais vous ne maîtrisez aucun morceau du début à la fin.
Le problème n'est pas le matériel en soi, mais la dispersion mentale qu'il génère. Chaque nouvelle acquisition vous éloigne de ce qui compte vraiment : une pratique structurée et régulière.
🧠 Ce phénomène a un nom : le syndrome GAS
Dans le monde de la guitare, on parle du GAS – Guitar Acquisition Syndrome (le syndrome d'acquisition de matériel). Ce n'est pas un manque de talent, mais un piège mental bien réel : croire que l'outil va remplacer la méthode.
Les symptômes du GAS
- Vous suivez les sorties de nouveaux modèles plus que les cours de guitare
- Vous justifiez chaque achat par "celle-ci sera différente"
- Vous passez plus de temps sur les forums matériel que sur votre guitare
- Vous pensez que le prochain achat va enfin débloquer votre niveau
- Vous avez plusieurs guitares qui prennent la poussière
Le piège psychologique : Le GAS donne l'impression de progresser sans l'effort de la pratique. C'est gratifiant immédiatement, mais destructeur à long terme pour votre progression musicale.
La bonne nouvelle ? Comprendre ce mécanisme est la première étape pour s'en libérer. Des milliers de guitaristes sont passés par là et ont réussi à sortir de ce cycle.
✅ Ce qui fait vraiment progresser à la guitare
Après avoir analysé le parcours de centaines de guitaristes qui ont réellement progressé, un constat s'impose : ce n'est jamais le matériel qui a fait la différence.
Les 4 piliers de la vraie progression
1. Un matériel simple et maîtrisé
Une seule guitare correctement réglée, que vous connaissez par cœur, vaut mieux que dix guitares que vous explorez superficiellement. Quand vous connaissez votre instrument intimement, vous pouvez vous concentrer sur la musique, pas sur l'outil.
2. Une méthode claire, sans dispersion
Suivre une progression logique et structurée est infiniment plus efficace que papillonner entre différentes techniques, styles et approches. La cohérence bat l'intensité sur le long terme.
3. Des objectifs concrets et mesurables
"Jouer du blues" est vague. "Maîtriser la progression 12 mesures en A et jouer 3 morceaux complets" est concret. Les objectifs précis vous permettent de mesurer vos progrès réels.
4. Une pratique régulière et délibérée
30 minutes par jour de pratique concentrée valent mieux que 3 heures le week-end à tester des pédales. La régularité et l'intention comptent plus que la quantité.
🎯 À qui s'adresse cette approche ?
Cette méthode est particulièrement efficace si vous vous reconnaissez dans une ou plusieurs de ces situations :
- Vous stagnez depuis des mois (voire des années) malgré une pratique régulière et vous ne comprenez pas pourquoi
- Vous avez déjà beaucoup de matériel mais vous sentez que cela ne vous aide pas vraiment à progresser
- Vous manquez de structure dans votre pratique et vous passez d'une technique à l'autre sans vision claire
- Vous voulez enfin jouer des morceaux complets avec plaisir, plutôt que de collectionner des riffs incomplets
- Vous êtes prêt à remettre en question vos habitudes pour obtenir de vrais résultats
Si vous vous êtes reconnu dans au moins deux de ces points, vous êtes exactement le type de guitariste qui peut bénéficier de cette approche.
Découvrez la méthode complète
Sortez du piège du GAS et adoptez une approche structurée qui vous fera vraiment progresser. Guide complet avec exercices pratiques, plan de progression sur 90 jours, et stratégie anti-dispersion.
Accéder au guide « Le paradoxe du guitariste »❓ Questions fréquentes
Le matériel cher fait-il vraiment jouer mieux ?
Non. Une fois un certain seuil de qualité atteint (environ 300-500€ pour une guitare), l'équipement n'a qu'un impact marginal sur votre progression. Un débutant sur une Gibson Les Paul de 3000€ ne progressera pas plus vite que sur une Epiphone de 400€ bien réglée. Ce qui compte, c'est la méthode et la pratique.
Combien de guitares faut-il pour bien progresser ?
Une seule guitare suffit pour atteindre un excellent niveau. Les professionnels possèdent plusieurs instruments pour des raisons pratiques (accordages différents, styles variés en concert), pas pour progresser. Tant que vous n'êtes pas capable de maîtriser totalement votre première guitare, en ajouter d'autres est contre-productif.
Comment savoir si je souffre du syndrome GAS ?
Posez-vous ces questions : Passez-vous plus de temps à chercher du matériel qu'à pratiquer ? Avez-vous du matériel qui prend la poussière ? Pensez-vous souvent que "la prochaine guitare" va tout changer ? Si vous répondez oui à au moins deux questions, vous êtes probablement concerné.
Dois-je vendre tout mon matériel ?
Non, ce n'est pas nécessaire. L'objectif n'est pas de devenir minimaliste à l'extrême, mais de comprendre que le matériel ne remplace pas la méthode. Si vous avez plusieurs guitares, choisissez votre préférée et concentrez-vous sur celle-là pendant 3 mois. Vous verrez la différence.
Cette approche fonctionne-t-elle pour tous les niveaux ?
Oui. Que vous soyez débutant ou intermédiaire, le principe reste le même : moins de dispersion = plus de progrès. Les débutants éviteront de perdre du temps et de l'argent. Les intermédiaires pourront enfin dépasser leurs plateaux de stagnation.